Dernière mise à jour: 28/06/2017

Laboratoires exécutants

Cliquez sur l'Aperçu de tests génétiques proposés pour plus d'informations sur les analyses génétiques que le CMG de l'UZ Brussel peut vous offrir. 

La recherche génétique classique s’opère sur deux terrains: celui des chromosomes et celui des gènes.

Le premier type de recherche se situe au niveau de la cellule, d’où le nom cytogénétique (de cyto: cellule).

Le deuxième type de recherche concerne les lettres et/ou l’ordre des lettres dans les gènes, d’où le nom de recherche sur l’ADN moléculaire.

Au CMG de l’UZ Brussel, nous réalisons aussi la recherche plus spécialisée sur les protéines impliquées dans le processus de traitement des déchets cellulaires. Cette recherche est d’abord réalisée au niveau biochimique.

Voir aussi Portée de la recherche.

 


Le laboratoire DPI

DPI ou diagnostic génétique préimplantatoire signifie le diagnostic génétique d’embryons avant qu’ils ne soient transférés dans l’utérus durant un traitement de fertilité.
Vous trouverez plus d’explications sur le but et le public-cible sous ‘Clinique DPI’.
Ici, nous abordons les activités du laboratoire.
L’UZ Brussel dispose d’un labo DPI spécifique où collaborent étroitement laborantins, généticiens, embryologistes et médecins des deux centres d’expertise.

Via un DPI, nous pouvons donc établir un diagnostic génétique sur les cellules d’embryons qui se sont développées in vitro. Nous y avons recours pour distinguer des embryons atteints de la maladie génétique en question des embryons qui en sont indemnes.
L’examen des embryons se déroule :

Le type d’examen indiqué dépend de la nature de la maladie génétique.

L’examen génétique de cellules embryonnaires exige :
  • un traitement de fertilité des patients.
  • qu’un parent ou les deux ait/aient un risque héréditaire et suive(nt) un traitement à la clinique de la fertilité de l’UZ Brussel (le CRG).
  • que nous puissions poser le diagnostic génétique

Le diagnostic est posé (voir La Clinique DPI - Au labo):
  • soit dans les 48 heures, à compter du moment où nous pouvons extraire une ou deux cellules d’un embryon (biopsie au jour 3 après la fécondation) ;
  • soit dans les trois semaines (lors d’une biopsie au jour 5 après la fécondation). Dans ce cas, nous réalisons une analyse de quelques cellules trophectodermiques de chaque embryon, et les embryons sont conservés par congélation (cryopréservation).

Pour le patient, cela fait une différence en termes de traitement :
  • Pour un diagnostic immédiat (biopsie au J3), les embryons (sains) sont transférés chez la femme au jour 5 après la fécondation;
  • En cas de cryopréservation (biopsie au J5), le transfert est prévu dans le cycle menstruel naturel suivant.

Etant donné que les cellules de l’embryon se trouvent encore à un stade de développement extrêmement précoce, un examen chromosomique conventionnel (caryotype conventionnel) n’est pas possible.

Cela dit, grâce à des techniques plus avancées, nous pouvons quand même poser un diagnostic:
  • la FISH nous permet de déterminer le nombre et la forme des chromosomes, ou
  • la CGH-array nous permet de déterminer le nombre de chromosomes manquants ou excédentaires.

Avec la technique de FISH, le nombre de chromosomes que nous pouvons examiner en même temps se limite à sept. Le fait que nous devions les tester en même temps découle du délai limité pour l’examen.
La technique de CGH-array a l’avantage que tous les chromosomes peuvent être étudiés en même temps. Cette technique est pour l’instant utilisée autant que possible, mais il se peut que pour certains types de translocations, seule la technique de FISH puisse être utilisée.

Lors d’un DPI, la FISH ou la CGH-array sont utilisées dans les situations suivantes.
  • Chez des candidats parents qui courent le risque de transmettre une maladie liée au X à un fils éventuel.
    Via FISH ou CGH-array, nous déterminons si un embryon a deux chromosomes X (donc, s’il est une fille) ou une paire XY (donc, s’il est un garçon).
  • Si l’un des candidats parents est porteur d’une translocation qui a déjà provoqué des fausses couches à répétition ou qui peut donner d’importants problèmes chez leurs descendants.
    La FISH ou la CGH-array nous permet de sélectionner les embryons ayant un matériel génétique correct, qui ont de meilleures chances de se développer en un enfant sain.
  • Pour augmenter les chances de grossesse en cas de FIV pour un groupe cible spécifique de femmes (par ex. les femmes de plus de 37 ans).
    Nous parlons ici de PGS (screening génétique pré-implantatoire) . Nous ne posons pas de diagnostic quant à une anomalie bien précise sur un chromosome spécifique, mais nous ‘screenons’ un certain nombre de chromosomes dans les cellules de l’embryon.

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DPI – Examens préliminaires chez les candidats parents
DPI - Analyse de l’embryon
Typage HLA

Comme nous l’avons vu dans le labo ADN, la technique PCR combinée à une analyse fragmentaire nous permet de détecter des répétitions d’ADN et des anomalies à l’intérieur.
Dans le chapitre clinique DPI, nous avons vu l’importance de l’examen génétique préliminaire chez les deux candidats parents et leur famille directe.

DPI – Examens préliminaires chez les candidats parents 

En cas d’examen moléculaire, l’examen préliminaire sur des échantillons d’ADN des parents et de membres de la famille est inéluctable. C’est grâce à la comparaison minutieuse entre une région spécifique de la mère et celle du père et éventuellement de leur famille proche que nous pouvons prédire la présence du défaut génique dans l’embryon.
Chaque parent a en effet une séquence d’ADN différente, que l’on peut notamment reconnaître à :
  • la présence de répétitions de bases spécifiques (short tandem repeats ou STR) et
  • la présence de variations spécifiques au niveau des bases (single nucleotide polymorfismen ou SNP).

De ce fait, un éventuel défaut génique est généralement :
  • localisable – parce que nous savons dans quelle région ces STR ou SNP spécifiques se trouvent, et
  • attribuable – parce que cette région est différente pour chaque parent.

Analyse DPI de l’embryon 

Lorsque nous avons localisé exactement chez le(s) parent(s) la région avec l’anomalie génétique et que nous l’avons attribuée, nous pouvons poser le diagnostic pour l’embryon, en examinant la même région.

Grâce à une amplification PCR spécifique à une région (STR-PCR) ou une amplification du génome complet (whole genome amplification ou WGA), nous pouvons copier des millions de fois l’ADN d’une, de deux ou de quelques cellules embryonnaires, si bien que nous avons suffisamment de matériel pour réaliser le test.
  • Dans la technique STR-PCR, nous utiliserons l’analyse fragmentaire, tandis que
  • dans la WGA, nous aurons recours à la SNP-array.
Nous sommes ainsi en mesure de dépister dans des embryons toute une série de maladies monogéniques, telles que la mucoviscidose, la dystrophie myotonique de Steinert ou la dystrophie musculaire de Duchenne.

Qu’est-ce qu’une SNP-array?

Une SNP-array a différentes similitudes avec une CGH-array , mais au lieu d’une délétion ou d’une duplication de régions d’ADN chromosomiques (plus grandes), ce test détermine des variations de bases (très petites) très fréquentes (connues aussi sous le nom de SNP).

Typage HLA 

Une application moins fréquente de la PCR dans le DPI est le typage HLA des embryons.
Ici, la technique sert à examiner quels embryons ont le même type de tissu qu’un enfant existant – malade – des mêmes parents.
Une compatibilité HLA est en effet nécessaire pour pouvoir utiliser des cellules du futur bébé (généralement des cellules souches du sang de cordon) pour les transplanter à l’enfant malade. Des cellules avec un type HLA compatible aux nôtres sont reconnues par le corps comme ‘propres à notre corps’ et ne sont donc pas rejetées.
Un traitement DPI avec typage HLA n’est à l’ordre du jour que si l’enfant existant présente une maladie grave, potentiellement mortelle, qui ne peut être guérie que via une transplantation de cellules souches HLA compatibles.

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Dans la liste des tests génétiques proposés, vous trouverez toutes les maladies génétiques pour lesquelles une analyse DPI a déjà été mise au point dans les laboratoires du CMG, que ce soit pour le centre de fertilité de l’UZ Brussel ou pour des laboratoires externes dans notre pays ou à l’étranger.

La plupart du temps, il est toutefois possible de développer quand même un test DPI pour une maladie génétique qui ne figure pas dans la liste. Cette possibilité est examinée pendant et après la consultation. Des facteurs importants entrant en ligne de compte sont notamment :

  • Le diagnostic clinique et génétique
    • Le gène mis en cause est-il connu dans la famille?
    • La mutation dans le gène est-elle connue?
    • Le patient et/ou son partenaire a-t-il/ont-ils un risque d’être atteint(s) du défaut génétique qui survient dans la famille?
  • La technique
    • La PCR peut-elle être utilisée pour dépister la mutation ?
    • Est-il possible d’établir une ségrégation claire entre les allèles examinés d’un partenaire de ceux de l’autre partenaire?
      En d’autres termes, les différences entre les deux donnent-elles des informations ?

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